Appareil
pour la photographie en relief :
un prototype 6x13
Cet article est destiné
aux passionnés qui désirent fabriquer eux-mêmes un appareil
photographique stéréoscopique 6x13 performant. Il part de l'analyse d'un
prototype existant et en discute les avantages et les inconvénients.
Cette discussion peut être une base pour avancer dans la fabrication de
son propre appareil (...)
lire la suite
Correction
de température de couleur
en photographie argentique
Si vous faites de la photographie
argentique, vous avez probablement remarqué qu'une feuille de papier
blanche photographiée au coucher de soleil est rouge et que la même
feuille photographiée en pleine ombre par une belle journée d'été sans
nuage est d'un bleu presque vif. Notre cerveau corrige naturellement ces
dominantes, nous laissant penser que la feuille de papier reste blanche
même à l'ombre. Un grand nombre d'appareils numériques aussi. Mais la
pellicule argentique ne s'adapte pas naturellement : elle ne modifie pas
automatiquement sa perception de la température de couleur ambiante. En
d'autres termes, le papier n'est blanc pour elle que dans les conditions
pour lesquelles elle a été fabriquée. En dehors de ces conditions, il
faut utiliser des filtres pour modifier l'apparence de la feuille
blanche (...) lire la suite
Anaglyphes :
Une interview de David Romeuf
Mon intérêt pour le relief date de mon
enfance. Je me souviens très bien de la diffusion du film L’étrange
créature du lac noir, le 19 octobre 1982 sur FR3 dans l’émission la
dernière séance. Tout le monde cherchait les fameuses lunettes
rouge-bleu. C’était un sujet de discussion dans ma cour d’école et,
curieux, nous essayions d'en comprendre le fonctionnement. Il s’agit de
mon premier souvenir de relief. Par la suite, j’ai visité le
Futuroscope, temple technologique de l’image des années 80 et ses salles
spécialisées. Depuis 25 ans, j’ai pratiqué la photo 2D conventionnelle
de paysages et monuments, fait des reportages lors de voyages. J’ai
beaucoup plus travaillé la technique en astrophotographie (...)
lire la suite
L’anaglyphe,
un procédé à la portée de tous ?
L’anaglyphe, qui signifie « sculpté ou
ciselé en relief » en grec, reste le moyen le plus simple pour la
réalisation de vues stéréoscopiques. C’est pourquoi les magazines,
généralement de vulgarisation scientifique ou à destination des enfants,
proposent régulièrement aux lecteurs des vues anaglyphes dont le relief
est restitué par le port de lunettes filtrantes rouge/cyan : on scrute
avec étonnement ou déception la lune, les petites bêtes en 3D, les
sportifs en action ou la nature accidentée… Le web n'est pas en reste et
l’on y trouve une profusion de vues en tous genres, des photos de
vacances aux photomontages surréalistes de plasticiens. L’anaglyphe est
incontestablement le procédé de mise en relief le plus répandu, le plus
« vulgarisé » (...) lire
la suite
|
Un couplage économique pour Apn d'entrée de gamme
Étonnamment, mes premières expériences de photo stéréo ont
commencé en haute résolution début 2008. Mon ami Fernando Soria
possède un appareil 6x6 chinois récent (3DWorld) qui produit
d'excellentes diapositives. Nous nous sommes alors demandé :
peut-on faire mieux ? La solution... passer au 4x5 et développer
de A à Z l'appareil de prise de vue, les masques d'assemblage et
la visionneuse... bien sûr ! Pour des raisons de taille,
impossible de regarder les images en face. Il a donc fallu
construire un système à miroirs (2 à 90°) avec positionnement
latéral des diapos, combiné avec un système d'oculaire pour
agrandir les images au moins comme les diapositives 6x6. On
gagne en taille initiale, donc on limite le grossissement, et
ainsi on gagne dans la qualité finale. Deuxième étape, on pousse
jusqu'au 8x10 ! Là, plus besoin d'oculaire, on place les images
à environ 25 cm des yeux et l'on garde le système de miroirs. A
ce stade, tout fonctionne (même si la visionneuse est un peu
grosse...). On se souvient alors de l'idée d'Henri Gaud de faire
une fois de la stéréo-trichrome, donc de voir des images sur
papier et non des diapositives. On développe donc une version «
éclairage indirect » à partir de la version rétro-éclairée de
notre visionneuse 8x10. Reste le choix de la taille de l'image.
Pour faire simple, on choisit le format A4 avec une idée
derrière la tête : permettre aussi aux adeptes du numérique
d'imprimer leurs images et de les observer dans des conditions
idéales, sans reflets et autre changement de lumière, sans
lunettes spéciales et autres écrans à régler... bref une qualité
de visionnement optimale. Voilà, la visionneuse est prête, on
lui a même trouvé un nom de code dans la plus pure ligne de chez
Obscura Camera : la Visiolino 8x10. Reste à voir ce que le
numérique peut donner dans ces conditions. On a bien sûr scanné
des dias 6x6 et 4x5, mais le jeu en vaut-il la chandelle pour
une impression maximum en A4, observé à une distance respectable
de 25 cm? Tout cela mérite donc que l'on s'y attèle... (...)
lire la suite
|